Eglise Saint-Georges, Descartes, Indre-et-Loire

Eglise Saint-Georges, Descartes, Indre-et-Loire

Publié dans Monuments historiques

L’église Saint-Georges, située dans la commune de Descartes en Indre-et-Loire (37), est un édifice presque millénaire. Construite au XIIe siècle, mentionné dans une bulle du pape en 1099, l’église a connu par la suite de nombreux remaniements, notamment au XVe siècle avec l’édification du clocher et au XIXe siècle avec la restructuration intérieure de l’église. C’est aussi dans cette église, en 1596, que l’enfant le plus illustre de la commune, le philosophe René Descartes, a été baptisé. En 1926, malgré un chevet très remanié au fil des siècles, son abside hémicirculaire romane est inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

Le 09 juillet 2023, un incendie provoqué par la foudre touchant l’arrière du clocher, a entrainé la destruction quasi totale des toitures, celles de la nef, des bas-côtés et du clocher, occasionnant également la chute de ses trois cloches.

Les premières mesures conservatoires ont permis, dans un premier temps, de sécuriser le site, de consolider les structures instables, d’évacuer tous les débris calcinés, puis de mettre en œuvre un parapluie de protection afin de permettre une mise hors-eau de l’église dans l’attente de travaux de restauration.

Une étude Diagnostic a ensuite été réalisée par nos soins afin d’évaluer les désordres engendrés par le sinistre, l’incendie d’abord mais aussi les eaux d’extinction puis les eaux de pluie avant la mise en œuvre du parapluie. L’autre enjeu de l’étude Diagnostic était aussi de permettre à la commune d’envisager un projet de restauration plus ambitieux, au-delà même des dommages consécutifs à l’incendie. Car bien avant l’incendie, l’état sanitaire de l’église était localement très médiocre. Les contreforts mis en œuvre « provisoirement » dans les années 1990 au droit du chevet (et notamment de l’abside ISMH) et du clocher,  le mauvais état localement des parements en pierre confirment que l’église souffrait depuis longtemps de l’absence de travaux d’envergure sur ses élévations extérieures où la pierre de tuffeau se desquame un peu plus chaque jour.

Le chantier actuellement en cours a pour objet la restauration générale, extérieure et intérieure, dont l’ambition est non seulement de reconstruire les ouvrages détruits par l’incendie mais aussi d’envisager une restauration soignée du chevet et notamment de l’abside protégée au titre des monuments historiques.

 

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Nos coordonnées

martine ramat - achitecte DPLG